LA VENTRILOQUIE C'EST L'ART DE NE PAS MACHER SES MOTS, TOUT EN FERMANT SA GUEULE !!!


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Compositions

Illustrations, recueil des chansons de Jean-Michel Aubert -1980-

Le prisonnier
Je vis dans un château
Un château en détresse
Un château, un château
Qui n'a plus qu'une pièce
Un château hors du temps
Où il n'y a plus d'adresse
Un château pas très grand
Un château sans noblesse
Je vis dans une cellule
Une cellule bien fermée
Une cellule, une cellule
Condamné à y rester
Une cellule hors du temps
Où il n'y a pas d'adresse
Une cellule c'est pas grand
C'est tout ce qu'il me reste
Je vis de souvenirs
Que le temps m'a laissé
Je vis d'eau et de pain
Je crois je n' le vois point
Je n' connais plus le jour
Mes yeux se sont fermés
Le jour où d'un bruit sourd
La dalle fut placée
Depuis bien trop longtemps
Personne ne m'a parlé
Et j'ai le sentiment
D'être sourd et muet
Pourtant je pense encore
Et j'y suis condamné
Lorsque je m'endors
J'voudrai pas m'réveiller
Je vis dans un cachot
Un cachot forteresse
Dites-moi donc pourquoi
Dites-moi qui je suis
Dites-moi qui j'étais...
Enfant tu joues
J'ai ouvert les yeux mais sans y voir encor',
Comme un entant qui vient au monde.
Un être meurt vieux on le regarde encor',
Un enfant vient à la vie à chaque seconde...
J'ai eu la chance de naître libre et de grandir en enfant chéri.
Mais il faudrait pour garder l'équilibre qu'il en soit ainsi
Dans tous les pays...
Enfant tu joues dans un monde où tu aimerais devenir un homme.
Enfant tu joues dans un monde où on ne comprend plus les hommes.
J'ai ouvert les yeux mais sans y voir encor'.
Comme un enfant qui vient au monde.
Mais j'ai l'impression de changer de décor.
C'est que tout va très vite en ce monde
Enfant tu joues dans un monde où tu aimerais devenir un homme.
Enfant tu joues dans un monde où on ne comprend plus les hommes.

Les gosses du béton.
Vous, pauvres gosses du béton
Et qui avez toujours connu
Uniquement comme horizon
Des immeubles à perte de vue
J'espère bien qu'un jour viendra
Où prenant goût à l'aventure
Vous pourrez planter tout ça là
Et connaître enfin la nature.
Dis-moi enfant as-tu senti le parfum d'une fleur
Je te parle d'une fleur sauvage
As-tu en toute quiétude admiré ses couleurs
Irisées par une pluie d'orage
Des fleurs sauvages, me réponds-tu
Y a pas besoin de ça pour vivre
Et d'abord oui, j'en ai déjà vu
A l'école dans un beau livre.
Dis-moi enfant as-tu senti l'air pur et frais de la mer
Tandis qu'elle battait le rivage
As-tu admiré les ébats des mouettes dans les airs
Quand les embruns mouillaient ton visage
Des oiseaux, la mer, me réponds-tu
Y a pas besoin de ça pour vivre
Et d'abord oui j'en ai déjà vu
A l'école dans un beau livre

Texte de Roland AUBERT

 

Grenier d'une vie
Après des années, on a retrouvé dans un grenier
Les toiles d'un peintre qu'on avait oublié.
Cet oubli est si grave qu'il l'a condamné.
Pour ramener par chance à la postérité.
Dans le grenier d'une vie
Quelques toiles ont vieillies.
Prisonnières de quelque poussière.
Oubliant l'ombre et la lumière.
Ces tableaux aujourd'hui valent une fortune
Et de lui on proclame qu'il était un génie
Mais pour moi je constate avec tant d'amertume
On lamente son sort, on romance sa vie.
Mais cet ouvrage braves gens.
Ne lui a pas permi.
De vivre à peu près décemment.
Il avait des amis.
Qu'il s'agisse là d'un peintre ou de quelque autre
artiste.
Braves gens dites-moi pensez-vous qu'il existe.
Des oeuvres qui naissent de la poussière.
Pourvu qu'un homme soit mort hier.
Qu'il s'agisse là d'argent.
Veut vous entendre dire.
De jouer aux innocents
Serait encore bien pire.
Après des années, on a retrouvé dans le grenier.
Le testament du peintre célèbre, désormais.
Juste quelques mots, un peu griffonés.
Je meurs aujourd'hui, veuillez bien m'excuser.
Les chemins de l'existence
Il y a tant de routes pour mener une vie
II y a tant de chemins que l'on hésite à prendre
Que souvent vient le doute et les regrets aussi
Si tel est ton destin que tu ne peux comprendre
Regarde autour de toi et contemples la vie
Le bonheur vient souvent quand tu es las d'attendre
Vieil homme en bout de table tu regardes ta vie
Tes songes comme le temps tracent sur ton visage
Les chemins de l'existence de ce que fût ta vie
Et je lis dans tes yeux si tel est le message
Les souffrances et les joies que tu connus aussi
Je suis dans le présent la voix de ton sillage
Je commence ma vie et découvre aujourd'hui
Qu'il n'y a d'existence qui ne soit en péril
Je commence ma vie et découvre aujourd'hui
Que tout peut arriver mais que rien n'est facile
Vieil homme en apparence en serait-il ainsi
Si toute l'existence avait été paisible
Si j'écoute mon coeur et ne veux vivre en vain
J'irais au bout du monde vivrais en baladin
Chanterai sur les routes sans connaître demain
J'irais de part le monde si tel est mon destin
Si j'écoute mon cœur, il guidera mes pas
Sans peur sans regret ne me retournant pas.

Le bon Français!
J'me suis payé, y'a pas longtemps, tout simplement
C'est pour vous plaire
Un p'tit portrait qu'est pas bien grand mais qui
m'ressemble
Y'a pas de mystère.
Jl’ai installé face à l’entrée
Qui vient chez moi, l'a sous le nez
On m'demande c'est évident
De qui est ce beau monument
Alors j'répond tout simplement
Que c'est un vrai naturellement
Ah que j'suis content, et que j'en suis fier
JTai pourtant pas payé bien cher.
Je me suis payé une limousine, dix ans de crédit
C'est pour la frime
Un p'tit garage naturellement, mais je la laisse
Garée devant.
J'épate tous les gens du quartier
Qui me prennent pour un P.D.G.
Dedans j'ai l'bar j'ai la télé
Magnétoscope incorporé
Dans les bouchons j'suis pas pressé
Et puis j'ai l'air climatisé.
Ah que j'suis content et que j'en suis fier
Dans mon auto, j'me donne des airs.
Chez moi j'ai le tout électrique
J'ai deux maisons, c'est bien pratique
Un p'tit bateau pour les vacances
Je n'regarde pas à la dépense
Je ne vis pas à la rétrique
L'important c'est d'avoir du fric
J'paie à crédit, c'est plus facile
Mais pour qu'çà dure, c'est évident
J'redonne le tout au droit civil
Et j'fait de la taule jusqu'au printemps

 

Le Cotentin
Les gens disent tous que c'est paumé
Que dans ce coin là faut pas y aller
Pourtant à vous je peux le dire
Le Cotentin existe bien
Pourtant à vous je peux le dire
Le Cotentin c'est pas si loin
Les gens disent souvent le contraire
Que dans ce coin là c'est le désert
Pourtant à vous je peux le dire
Le Cotentin c'est pas si loin
Pourtant à vous je peux le dire
Le Cotentin existe bien
Les gens disent tous que c'est paumé
Que le Cotentin est condamné
mais pourvu qu'vous sachiez y faire
Le Cotentin sera sauvé
Même si certains se plaisent à dire
Le Cotentin c'est un désert
Je sais que vous ne pouvez vous taire
Et leurs prouverez le contraire
Le Cotentin n'est pas paumé
Mais pour le savoir il faut y aller
Faut en vouloir, vous me direz
Mais pourquoi vous décourager.
Le Cotentin c'est vous et moi
II faut choisir c'est vrai ma foi
Pourtant pour retrouver la vie
II a besoin de ses amis
Battu par tous les vents
Délaissé par ses enfants
Le Cotentin sauvage et triste
Vous le dégradez lentement
Et cette région si magnifique
Sauvez la donc en y restant
Le Cotentin va dépérir
Faites le revivre comme avant
Le Cotentin déshérité
Mais pourquoi donc l'abandonner
Bien au contraire faut y rester
Et pour cela il faut crier
A tous ceux qui l'ont oublié
Qu's'ils sont partis rien n'va changer
Le Cotentin sera sans eux
Un endroit où l'on vit heureux
Germaine
Tu sais Germaine, j'pense à ça
Depuis que nos vieux nous ont mariés
Eh bien, on a pas arrêté de bosser
Eh bien aujourd'hui, Germaine,
Enlève ton tablier, on part
Mets les chaussettes dans la mallette
Moi j'atèle la jument
On s'en va à perpette
On va prendre du bon temps
c'est pas à quatre vingt douze ans
Qu'on est encore rendu
C'est pas à notre âge qu'on est encore foutu
Tu sais Germaine, j'pense à ça
J'ai un p'tit creux, f'rait ben bon manger
Alors si tu veux, mets nous le couvert,
On y va...
Mets les chaussettes dans la mallette
Moi j'atèle la jument
On va s'envoyer une p'tite rincette
On va prendre du bon temps
C'est pas à quatre vingt douze ans
Qu'on est encore rendu
C'est pas à notre âge qu'on est encore foutu
Alors Germaine ça t'plait y c'pays
Tu sais, Germaine j'pense à ça
Depuis qu'nos vieux nous ont mariés
Eh bien ils nous ont encore rien expliqué
Eh bien aujourd'hui, Germaine, enlève ton tablier
Enlève tes souliers, enlève tout,...on y va...
Mets les chaussettes dans la mallette
Moi j'atèle la jument
On va s'envoyer à perpette, on va prendre du bon
temps
c'est pas à quatre vingt douze ans, qu'on est encore
rendu
C'est pas à notre âge, qu'on est encore foutu.
   

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